« On ne demande pas comment va l’aidant, en fait… »

Paroles d'aidants

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« On ne demande pas comment va l’aidant, en fait… »

Paroles d'aidants

Lydie Petitmangin habite à Ancy-sur-Moselle, près de Metz. En 2015, Thierry, son mari présente des difficultés au travail. Puis il est licencié. Petit à petit ses troubles de mémoire s’aggravent. En 2018, alors qu’il a 51 ans, le diagnostic tombe : Thierry est atteint de la maladie d’Alzheimer. « J’avais peur que tout à coup mon mari ne me reconnaisse pas, ne sache plus manger, assumer les richesses du quotidien. Je n’avais que ça en tête. Comme si du jour au lendemain, on allait tomber là dedans », se souvient Lydie. Mais l’évolution de la maladie est plus lente et la vie s’organise. Lydie est assistante sociale, et quand elle travaille, il n’est pas rare que Thierry l’appelle pour lui faire répéter le menu du déjeuner, la liste des courses… « Je m’énerve et puis je m’en veux. Mais je me dis que ça fait partie du jeu. Je pense qu’il n’y a pas d’aidant parfait. Et puis qu’on a le droit d’être un peu faible parce qu’on souffre aussi. Et quand je me dis ça je me sens un peu moins coupable ».

 

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Lydie Petitmangin habite à Ancy-sur-Moselle, près de Metz. En 2015, Thierry, son mari présente des difficultés au travail. Puis il est licencié. Petit à petit ses troubles de mémoire s’aggravent. En 2018, alors qu’il a 51 ans, le diagnostic tombe : Thierry est atteint de la maladie d’Alzheimer. « J’avais peur que tout à coup mon mari ne me reconnaisse pas, ne sache plus manger, assumer les richesses du quotidien. Je n’avais que ça en tête. Comme si du jour au lendemain, on allait tomber là dedans », se souvient Lydie. Mais l’évolution de la maladie est plus lente et la vie s’organise. Lydie est assistante sociale, et quand elle travaille, il n’est pas rare que Thierry l’appelle pour lui faire répéter le menu du déjeuner, la liste des courses… « Je m’énerve et puis je m’en veux. Mais je me dis que ça fait partie du jeu. Je pense qu’il n’y a pas d’aidant parfait. Et puis qu’on a le droit d’être un peu faible parce qu’on souffre aussi. Et quand je me dis ça je me sens un peu moins coupable ».

 

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